Écriture

Éditions du Chat, 2017

Dominique Desanti
Une femme à sa fenêtre
Chroniques publiées dans Le Monde (1972-1979)
Sous la direction de Guillemette Racine


Sur la page Le Monde aujourd’hui, les lectrices (beaucoup de lecteurs aussi certainement) du journal Le Monde savourent, de 1972 à 1979, l’étonnante chronique de Dominique Desanti, Une femme à sa fenêtre, à propos des nouvelles femmes des années 70. (...) Cette anthologie vous propose de découvrir ou de relire les trente-sept articles de cette rubrique Une femme à sa fenêtre : une jolie performance journalistique, pour le fond comme pour la forme. (...) Pour assurer ce pont entre aujourd’hui et cet hier, des amies de Dominique Desanti ont été sollicitées pour réagir à ces textes, avec une grande liberté.
Avertissement, Guillemette Racine

Comme il nous parle ce titre ! Comme elle est éloquente, l’image de celle qui observe, de chez elle, depuis elle, le monde du féminin au présent et en devenir ! Si juste, surtout, ce symbole de la vigie, car la fenêtre s’ouvre, en effet, à la bonne distance des choses, pour peu qu’on la laisse ouverte pour soi et pour les autres ! (…) La parole, arme première de Dominique, n’aura donc jamais faibli, ni dans la cité, ni dans l’intimité de ses proches, ces femmes qui scandent ici ces chroniques et sont invitées à les prolonger.
Préface, Noëlle Châtelet

Chat bien aimé, qui nous regardes de ta fenêtre au paradis des chats : pendant la décennie soixante-dix, cruciale pour l’histoire des femmes, tu nous as entretenues de leur situation, de leurs désirs, de leurs rejets, de leurs combats. Ces précieuses chroniques (...) font partie de l’histoire des femmes enregistrée par une mémorialiste privilégiée, qui est toi. Je voudrais aujourd’hui livrer, par ton intermédiaire, aux jeunes générations, des nouvelles de cette décade. Je voudrais leur parler de la femme exceptionnelle que tu as été, mais que pourtant tu prétendais ordinaire, Je voudrais aussi te donner à toi des nouvelles d’ici-bas, de cette autre époque où, malgré ton départ, tu es toujours présente à nos côtés. (...) Oui. Tu as réussi. Notre lendemain chantera de plus en plus fort parce que ton aujourd’hui en avait parlé.
Lettre d’ici-bas, Michèle Sarde